NB: Sendika PAM la genyen pwosè yo entante
kont PAM konsènan afè sa a. Nan sa, Frantz Mesidor ak « Duly »,
responsab konpayi sekirite a kondane a dè santans prizon, PAM kondane a peye
ouvriye yo 157.000 Goud dedomajman. Jounen jodi a, y ap bat pou soti anba
santas sa yo sou ribrik « iminite » l ONI nan pase pa ministè, refere
yo a konvansyon de Vyenn…. Fòk iminite pa vle di enpinite…
|
|
Mensonges
et Hypocrisie du :
WORLD FOOD PROGRAM
PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL
En Haïti (HAI/4111.01
– Projet d’Appui Alimentaire aux Ecoles des Régions Défavorisées du Pays,
Activité de base #2)
|
|
|
Par le : Syndicat des Manutentionnaires du Progamme Alimentaire Mondial (fondé le 12 août 1999 pour assurer la défense de nos intérêts légitimes) |
Une Affiche Explosive ¾ ou des Réactions Macoutiques qui continuent à perdurer dans les boites
soit-disant humanitaires…
Le 29 octobre 1999,
le corps de sécurité privé « Quisqueya » affecté à la garde des
dépôts du Programme Alimentaire
Mondial retournait ses fusils contre les propres travailleurs de ce dépôt. Après avoir menotté
deux hommes et braqué ses armes sur ce petit groupe de vingt-huit hommes, ils
avertissaient le commissariat de police notoirement brutal de l’infraction
d’un « groupe de voleurs ». Suivait le débarquement en règle,
bâtons en main et fusils au poing, des flicaillons qui emportaient deux
travailleurs dans leur camion, après avoir forcé les autres à s’aligner au
mur et brutalisé la majorité de ceux qui refusaient de s’enfuir. Arrivés au poste de
police, les victimes de cette arrestation s’expliquaient, preuves à
l’appui : affectés au chargement et déchargement des dépôts de
l’institution depuis un grand nombre d’années, ils ne faisaient que
revendiquer leur emploi régulier et la fin du régime despotique qui organise
le travail depuis des temps. Les
gardes, commandés par le «magasinier », dont les agissements arbitraires
se voyaient publiquement dénoncés par l’affichage d’un document, ne
trouvèrent pas d’autre moyen pour
mettre fin à cette situation fort gênante. |
|
|
|
Réaction des représentants régionaux du PAM
Avertie de cette bévue, la direction de l’Institution
se confondait en excuses… tout en suppliant aux travailleurs de leur remettre
l’intégralité des affiches leur restant et surtout de ne parler à
personne de l’affaire ! Après une première entrevue en octobre (traduite
par le magasinnier contesté!), les négociations entre ce Syndicat et la
Direction n’avaient eu aucune suite, par faute de cette dernière. Elle
profitait par contre de l’occasion pour assurer le Syndicat de leur reprise. Aujourd’hui, près de trois mois plus tard l’irrespect absolu des
termes de cet accord, notre Syndicat a décidé de sortir de ce mutisme pour
dénoncer internationalement les abus que nous subissons. Nous enjoignons aux instances internationales du
PAM de se soucier de ce dossier et de faire tout ce qui relève de sa compétence
pour qu’un terme soit mis à cette situation. |
“Abas l’arbitraire macoute dans les dépôts du
PAM !!! Le commandeur Frantz Mésidor nous fait passer trop de misères, à
force de nous crier dessus, de prendre notre argent, commander ses forces de
sécurité macoute sur nous, eux qui nous disent qu’ils nous fusilleront… Alors
que nous, travailleurs, nous n’en pouvons plus de rendre notre sueur à lever
des boites pour 20 centimes de gourde, pour une gourd… ! Le PAM est une grosse boite soit-disant humanitaire !
Tous ces actes de Mésidor sont faites pour leur permettre de nous maintenir
dans notre état d’exploitation, bien que nous ayons 10, 15, 20 années de
labeur ici ! Ouvriers, Travailleurs, Progressistes du
Cap : Joignons-nous aux Travailleurs du PAM qui mennent une lutte
légitime! » |
|
|
M. Charles Vincent, Représentant régional du PAM :
Un mélange de paternalisme et de présomption choquant
Le 11 novembre, quelques jours donc après
l’incident, le représentant sur place du PAM nous adressait sa première
correspondance officielle. Dans cette communication, dont le mélange de
paternalisme et de présomption choquait, il réaffirmait son soutien au
despote Mésidor, nous offrait une casquette et un t-shirt chacun, ainsi
qu’une invitation à un repas du mois de décembre. Face à notre
réitération de nos revendications fondamentales, il passait aux
franges du syndicat pour déformer nos
propos et soudoyer quelques éléments faibles, pour leur convaincre de signer une
lettre comme quoi ils souhaitaient absolument participer à la
« fête » de l’institution. |
|
|
|
Contexte de la mise sur pied de notre Syndicat
Le Syndicat des Manutentionnaires du Programme Alimentaire
Mondial a été fondé par les 28 travailleurs de cette entreprise en août
1999 ; plusieurs d’entre nous avons sept, dix, quinze ans d’emploi dans
cette boite. L’objectif de notre démarche était et demeure de
briser le carcan des « roulements temporaires » et du régime de
fabrique carcéral qui régnent à l’intérieur de cette institution. Déjà, à
peine une semaine après la reprise de travail en ce mois de janvier 2000, le
despote Frantz Mésidor a repris ses injures à notre encontre et son comportement
de bourreau corrompu. |
|
|
|
Nos revendications aujourd’hui demeurent les mêmes
qu’au premier jour de formation de notre syndicat :
¾
badge régulier d’emploi,
¾
toilettes et douches convenables,
¾
ajustement des salaires dérisoires, le retour à
la légalité par rapport à la baisse récente que nous avons subi, paiement
régulier de nos heures supplémentaires, ainsi que du boni qui nous a été
cette année, comme chaque année, interdit ,
¾
obtention d’une couverture médicale adéquate, ¾
renvoi du despote Frantz Mésidor affecté à
l’entretien des dépôts où nous travaillons. Celui-ci, après nous avoir pris
35 gourdes chacun pour nous fabriquer de faux badges, pour couvrir ses
détournements, se plait à diffamer
notre service.
|
|
VIVE LA RESISTANCE DES TRAVAILLEURS !
VIVE LA SOLIDARITÉ PROGRESSISTE QUI LA SOUTIENT !